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Les objectifs du RCTM Le RCTM vise à freiner la prolifération des missiles, des véhicules aériens non pilotés et la technologie connexe pour les vecteurs d'une charge utile de 500 kilogrammes sur une distance d'au moins 300 kilomètres, ainsi que les vecteurs d'armes de destruction massive (ADM). Selon le RCTM, les « missiles » comprennent les missiles balistiques, les lanceurs spatiaux et les fusées-sondes. Sont compris dans les véhicules aériens non pilotés les missiles de croisière, les véhicules aériens non pilotés et les véhicules téléguidés (VTG). Le Régime contrôle des systèmes de fusées et de véhicules aériens non pilotés comme les missiles balistiques, les lanceurs spatiaux, les fusées-sondes, les véhicules aériens non pilotés, les missiles de croisière, les drones et les véhicules téléguidés. Comment le RCTM atteint-il ses objectifs? Les membres du RCTM souhaitent encourager tous les pays à suivre les directives du Régime sur les transferts de missiles et de technologie connexe pour ainsi renforcer la sécurité collective. Un pays peut choisir d'adhérer aux directives sans devoir se joindre au groupe et c'est ce qu'a fait un certain nombre d'États. Les membres du RCTM se félicitent de pouvoir engager avec ces pays un dialogue plus large sur les enjeux de la prolifération. Réunions: Dans le cadre de ses objectifs globaux, les partenaires du RCTM procèdent régulièrement à des échanges d'information sur des questions pertinentes concernant les régimes nationaux de licences d'exportation. Les partenaires du RCTM tiennent une réunion plénière annuelle qu'ils président à tour de rôle. Ces dernières années, ils se sont réunis à Ottawa, Canada (2001) Varsovie, Pologne (2002), Buenos Aires, Argentine (2003) et à Séoul, Corée du Sud (2004), Madrid, Espagne (2005), Copenhague, Danemark (2006), Athènes, Grèce (2007), Canberra, Australie (2008) et Buenos Aires, Argentine (2011). Des consultations intersessionnelles ont lieu à Paris dans le cadre de réunions mensuelles des points de contact, alors que des réunions d'experts techniques ont lieu de façon ponctuelle. Le RCTM n'a pas de secrétariat. Le ministère français des Affaires étrangères assure la distribution des documents de travail du Régime à l'occasion des réunions des points de contact. Dialogue et sensibilisation: Le RCTM et les partenaires mènent aussi des activités de sensibilisation auprès d'États non membres. Elles visent, à la fois à les tenir au courant des activités du groupe, à accroître leur sensibilisation à la menace de prolifération de missiles et à leur fournir une aide pratique en matière de prévention de la prolifération de vecteurs d'ADM. Au nom du RCTM, la présidence effectue une panoplie de contacts avec les pays non-membres, incluant des ateliers de travail et des séminaires parrainés par le RCTM, de même que la conduite d’un dialogue intense sur les buts et activités du RCTM, dialogue particulièrement axé sur les contrôles à l’exportation, les législations appropriées, leur application et les transbordements. Les activités de sensibilisation des plus récentes incluent:
Dans le but d’accroître la prise de conscience et la compréhension commune de l’importance de la non-prolifération des armes de destruction massive et de leurs vecteurs ainsi que pour partager l’expertise sur les contrôles à l’exportation, le Japon accueillait, en octobre 2004, le 12e séminaire asiatique sur les contrôles à l’exportation et le deuxième séminaire de dialogue asiatique sur les politiques de contrôles à l’exportation. De plus, le site Internet du RCTM (www.mtcr.info) contient des documents de base sur le régime. Les renseignements qui s’y retrouvent sont destinés à informer les pays non-membres et le public en général des objectifs et des activités du RCTM. Le RCTM et le Code international de conduite contre la prolifération des missiles balistiques (Le Code de conduite de La Haye): Par suite de la prise de conscience de l’existence d’un consensus international élargi sur la menace que représente la prolifération des missiles balistiques, le RCTM a oeuvré au développement de processus concrets et concertés dans le but de contrer cette menace. Cette démarche a donné lieu à l’élaboration du Code de conduite de La Haye. À cette fin, les consultations entre les membres ont débuté en 1999 pour ensuite s’étendre à des pays non-membres du RCTM. À Ottawa en 2001, l’ensemble des pays impliqués ont décidé d’universaliser l’ébauche du code dans le souci de conduire un processus de négociation transparent et inclusif pour tout les États. Le code de La Haye devenait ainsi une entité en soi et se séparait du RCTM. La France a été l’hôte de la première séance de négociation où se sont rencontrés des participants de plus de 70 pays. L’Espagne a ensuite organisé la seconde séance avec plus de 90 pays participants. Le Code de conduite de La Haye a finalement été lancé à La Haye en novembre 2002 et compte aujourd’hui 130 pays participants. Le Code de conduite de la Haye est ouvert, sur la base d’une adhésion volontaire, à tous les pays. Il offre aux pays participants un forum pour promouvoir la non-prolifération des missiles balistiques. En tant que premier instrument multilatéral sur les missiles, il complète l’important travail en cours du RCTM et les autres outils à la disposition des pays pour contrer la prolifération des missiles. L'on peut trouver plus de renseignements concernant le Code de conduite de La Haye sur le site hébergé par le Ministère des Affaires européennes et internationales autrichien (en anglais et en allemand seulement): http://www.bmeia.gv.at/index.php?id=64664&L=1 |
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